Crise agricole : cet autre moment de vérité bruxellois

crise agricoleLa révolte des éleveurs révèle l’épuisement d’un système politique qui n’a plus les moyens de gouverner.

Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Agriculture, et Stéphane Le Foll, actuellement en fonctions, ont beau s’agiter dans tous les sens, ils ne sont que des marionnettes de Bruxelles qui détient tous les leviers de la politique agricole

A qui la faute ?

A tous les gouvernements successifs qui ont laissé détricoter la seule politique européenne qui avait marché : la politique agricole commune. Cette politique, fruit du rapport de force imposé par le général de Gaulle dans les années 60 à l’occasion de la fameuse crise de la chaise vide, avait permis de réguler efficacement les marchés agricoles pour éviter les fluctuation erratiques des prix et permettre, par la préférence communautaire, la modernisation de l’agriculture européenne et l’autosuffisance alimentaire. Cette politique a remarquablement fonctionné pendant 40 ans, même si elle connaissait des dérives et représentait un coût.

Dans les années 2000, la France faible a laissé, avec l’élargissement à l’Est et l’influence ultra libérale des eurocrates comme de certains de nos voisins, la Commission détruire toutes les organisations de marchés et les prix plancher garantis.

Les gouvernements auraient dû anticiper les conséquences de décisions tragiques comme par exemple la suppression des quotas laitiers. Messieurs Barnier, puis Le Maire, puis Le Foll ont capitulé au Conseil des Ministres européen en acceptant la suppression du prix garanti du lait et des quotas.

Résultat : depuis le 1er avril, le marché français connaît une chute du prix du lait liée aux importations massives en provenance de pays à bas-coûts de production, peu regardants sur la qualité et n’ayant aucun besoin d’aménager leur territoire à travers une agriculture vivante.

La situation de la viande est identique. Nos éleveurs font face à la concurrence déloyale des producteurs allemands, espagnols ou polonais, qui pratiquent des politiques sociales et salariales inexistantes, via notamment l’emploi d’une main d’œuvre de travailleurs détachés surexploités pour des salaires de misère.

Ce n’est pas en proposant des reports temporaires de dette que le gouvernement va régler ce problème, qui est et demeurera structurel.

A Debout la France nous sommes cohérents. Nous ne faisons pas semblant, comme le Président de la République, de protéger la viande française alors qu’il négocie en douce le TAFTA qui va ouvrir nos marchés à une viande américaine à bas-coût et bourrée d’hormones.

Nous ne faisons pas semblant, comme M Le Maire, de défendre les agriculteurs alors qu’il ne remet pas en cause le pouvoir de Bruxelles qui détruit l’agriculture française en même temps que ce qui reste de l’ancien modèle agricole européen, « l’Europe verte ».

Il y a deux solutions désormais : soit nous ouvrons et gagnons la crise avec nos partenaires pour reconstruire une PAC protectrice, soit nous devons renationaliser la politique agricole.

En attendant, je propose des mesures simples et urgentes : • Alléger la dette des agriculteurs ; • Mettre en œuvre sans attendre l’autorisation de Bruxelles, le label viande française ; • Supprimer les cotisations sociales sur les salariés agricoles pour les remplacer par une taxe minime et indolore sur la grande distribution ; • Rompre unilatéralement avec la directive travailleurs détachés ; • Rompre les négociations TAFTA ; • Rétablir un prix garanti du lait et bloquer les importations au-delà d’un plafond autorisé.

Il est temps de traiter les problèmes de l’agriculture française à la racine et, là comme ailleurs, de cesser l’aveuglement sur les conséquences fatales de l’Europe de Bruxelles.

Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, juillet 22 2015, 15:43

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Crise-agricole-%3A-cet-autre-moment-de-v%C3%A9rit%C3%A9-bruxellois

Photo :  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Les 10 propositions de DLF pour sauver notre agriculture

agriNDA1. Le refus du traité transatlantique qui va déstabiliser toute l’agriculture, généraliser des mauvaises pratiques, comme le poulet au chlore ou le bœuf aux hormones, et détruire nos terroirs.

2. L’instauration d’une exception agricole à l’OMC sur le modèle de l’exception culturelle ! L’agriculture ne peut se réduire à une seule bataille sur les prix. Elle doit remplir d’autres exigences que l’OMC ne lui reconnait pas : assurer l’indépendance alimentaire, garantir la sécurité des aliments, valoriser les territoires.

3. Le rétablissement des prix garantis planchers, à l’image du Canada, sur certaines productions comme le lait. Avec la suppression des quotas, les excédents des pays à bas coûts vont déséquilibrer les marchés et faire chuter les prix en dessous des coûts de production. La nouvelle PAC consacre plus de la moitié de son budget à des aides découplées, ne prend pas en compte la volatilité du marché, dérégule complètement certains secteurs, comme celui du lait, et détruira très probablement à terme le tiers de nos exploitations restantes.

4. L’étiquetage obligatoire du pays d’origine des produits !Les consommateurs sont dupés par l’opacité créée par certaines marques qui utilisent des slogans pour cacher l’endroit où ils s’approvisionnent.

5. La suppression des cotisations sociales agricoles qui pèsent sur nos exploitations et leur font perdre des parts de marché notamment vis-à-vis de l’agriculture allemande en les remplaçant par une taxe minime sur la grande distribution.

6. La fin de l’accumulation des normes et des réglementations écologiques toujours plus absurdes !Aujourd’hui, l’Etat demande aux agriculteurs de concilier deux impératifs inconciliables : faire face à la concurrence de pays ne respectant aucune norme environnementale et produire avec toujours plus de contraintes. Accompagnons au contraire les agriculteurs dans leurs objectifs de qualité et de durabilité.

7. Le rétablissement de la préférence communautaire !L’Europe doit protéger son marché des importations de pays tiers pour devenir autosuffisants et n’autoriser des importations que sur les produits où notre production est déficitaire. Elle doit inciter en outre les agriculteurs à produire des protéines végétales et notamment des protéagineux pour réduire notre dépendance sur ces produits clés. La France ne peut plus se permettre l’énorme déficit en protéines et le déséquilibre entre ses productions céréalières et oléoprotéagineuses.

8. La restructuration de la dette des agriculteurs surendettés en créant un fonds pour lequel l’Etat serait prêteur en dernier ressort et inciter les banques à financer leurs projets.

9. L’aide à l’installation des jeunes agriculteurs ! Si des progrès ont été faits ces dernières années en ce sens, il convient de poursuivre les incitations fiscales à l’attention de ces derniers.

10. Le soutien à nos terroirs en incitant les collectivités publiques comme les cantines scolaires à se fournir pour une partie des aliments chez des producteurs locaux et  en accompagnant le développement de l’agriculture biologique

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Et si Bruxelles cessait de racketter la France ?

racket-565x250Selon les informations révélées par Le Parisien du 4 juin 2014, la France est sous la menace d’un litige avec Bruxelles portant sur une somme qui pourrait atteindre un total de 3,6 milliards d’euros. La somme, plus que conséquente, concerne les subventions européennes versées aux agriculteurs français pour la période s’étalant entre 2008 et 2012. Les règles de la politique agricole commune prévoient que les aides indûment versées à un État membre, par erreur ou frauduleusement, doivent être remboursées.

En règle générale, ce « refus d’apurement » porte sur des sommes de plusieurs dizaines de millions d’euros. Le record fut atteint en 2010, la France ayant dû rembourser 172,46 millions d’euros. Les montants, pour lors non communiqués, des remboursements à verser pour les années 2014 et 2015 sont évalués entre 406 millions et 1,8 milliard d’euros par an ! C’est énorme, et problématique dans la situation de crise majeure où nous vivons. Bruxelles reproche à la France d’avoir mal mesuré les surfaces des exploitations agricoles du territoire, et surtout de ne pas avoir mis à jour les registres des parcelles. Les conséquences pour l’État pourraient être graves, car on imagine mal que le ministère de l’Agriculture ait provisionné un montant aussi inhabituel. En outre, et fort heureusement, les refus d’apurement ne seront pas demandés aux bénéficiaires. Nos agriculteurs ne risquent donc rien sur ce plan-là.

Le danger est ailleurs : en effet, la réévaluation des parcelles aura des conséquences sur les subventions à venir, lesquelles risquent d’être moins importantes. Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, rappelle qu’« un agriculteur se suicide tous les deux jours en France selon la dernière étude de l’InVS ». Nicolas Dupont-Aignan souligne par ailleurs que « la France est le deuxième pays à contribuer au budget européen et verse environ 6 milliards d’euros de plus qu’elle ne reçoit. Bruxelles devrait donc d’abord rembourser la France avant d’évoquer des pénalités ».

Est-ce bien le moment de demander à la France, lourd contributeur des efforts financiers de l’Union européenne, de rembourser des sommes aussi folles ? La défiance à l’égard des institutions de l’Union européenne finira par se transformer en un rejet du principe de la civilisation européenne, pourtant vital face aux défis du siècle à venir.

Cette administration dénuée de bons sens ferait mieux de s’occuper des frontières du continent, ouvertes aux quatre vents, et notamment à la concurrence déloyale de l’agriculture américaine qui ne respecte pas nos normes sociales et environnementales. De même, alors que des produits importés des quatre coins du monde ne sont pas normés au point de vue sanitaire, la Commission européenne continue à lutter contre les fromages au lait cru. N’est-ce-pas là un sommet d’absurdité ? L’État français doit s’y opposer fermement.

bvoltaire.fr

 

Ecotaxe : Dupont-Aignan juge « légitime » la colère des Bretons

manif bonnet rouge quimper eco taxe 2 nov 2013

 

Le président de Debout la République (DLR) Nicolas Dupont-Aignan qui voit dans l’écotaxe « une absurdité tant économique qu’écologique » a jugé dimanche « la colère de la Bretagne légitime ». Appelant à ne pas « sacrifier » l’emploi « sur l’autel du dogme vert », Nicolas Dupont-Aignan a estimé dans un communiqué que cette taxe « va alourdir encore les charges de nos producteurs français et créer une distorsion de concurrence par rapport aux produits importés qui seront taxés à la marge ».

Elle conduira en outre, selon le député de l’Essonne, à « favoriser les produits étrangers au lieu des circuits courts » ce qui va « accroître les émissions de gaz à effet de serre ». « Les Bretons ont raison de sonner la révolte », insiste Nicolas Dupont-Aignan pour qui « le gouvernement est prêt à ruiner des agriculteurs et laisser la Bretagne s’enfoncer dans le désespoir pour faire plaisir au lobby vert à Bruxelles et à Paris » et « contenter ses alliés verts ».

Par Europe1.fr avec AFP

Farines animales : Dupont- Aignan livre du poisson au ministère de l’Agriculture

Nicolas Dupont-Aignan a livré du poisson au ministère de l’Agriculture, pour protester contre la réintroduction des farines animales dans la nourriture des poissons d’élevage. (AFP FRED DUFOUR)

 

Depuis samedi, l’Europe autorise l’alimentation par les farines animales dans les élevages de poissons, nourriture prohibée depuis la crise de la vache folle.Nicolas Dupont-Aignan est allé livré du poisson au ministère de l’Agriculture en signe de protestation.

Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a symboliquement livré du poisson au ministère de l’Agriculture vendredi pour protester contre la réintroduction des farines animales dans l’élevage des poissons à compter de samedi dans l’Union européenne. Ce mode d’alimentation était prohibé depuis la crise de la « vache folle » mais la Commission européenne a autorisé son retour en février, une décision qui a fait polémique. « Le gouvernement s’est couché complètement. C’est une démission totale des autorités publiques. On sait que c’est dangereux et on cède. Cela montre bien qu’on ne maîtrise plus rien », a protesté M. Dupont-Aignan, président de DLR et député non-inscrit.

La France non, les autres oui

« Nous avons remis du poisson frais à l’accueil du ministère, comme ça M. (Stéphane) Le Foll pourra en manger une dernière fois », a ajouté le parlementaire. Dix jours après la décision de la Commission européenne cet hiver, François Hollande avait affirmé, depuis le Salon de l’Agriculture, que la France ne réintroduirait pas les farines animales dans l’élevage des poissons. Mais pour Nicolas Dupont-Aignan, « c’est autorisé, de fait, pour les produits importés. Cela créé une nouvelle concurrence déloyale pour nos éleveurs ».

http://www.midilibre.fr/