Mistral : les dessous d’un triple scandale

MistralFIGAROVOX/TRIBUNE – Pour Rémy Berthonneau et les Français Libres, la non-livraison des Mistral est un triple scandale, un scandale d’Etat, un scandale industriel et un scandale diplomatique.

Rémy Berthonneau est le porte-parole des Français Libres et membre de Debout la France. Le collectif Français Libres – Les Français parlent aux Français, a été créé, suite à la visite de Nicolas Dupont-Aignan, à Moscou, en mars dernier, il rassemble de nombreux Français attachés à la relation franco-russe, en particulier des membres de Debout la France et d’autres partis français. Ils ont lancé un appel déjà signé par plus de 4000 personnes, pour la levée des sanctions et la livraison des Mistral à la Russie. 10 députés ont co-signé cet appel dont: Nicolas Dupont-Aignan, Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq, Jean-Pierre Decool, Patrick Balkany, Veronique Besse, Claude Goasguen, Michel Terrot, Patrice Verchere, Lionnel Luca, ainsi que plusieurs intellectuels et économistes dont Jacques Sapir et Jean-Paul Brighelli.

François Hollande vient d’annoncer la non-livraison des Mistrals à la Russie. La France déboursera plus d’1,5 milliards d’euro et non 1,2 milliards d’euro, comme l’indique le gouvernement. Somme à laquelle il faudra rajouter le cout du démontage des équipements russes des deux Mistral et le manque à gagner des industriels français en Russie, soit plus de 500 millions d’euro. Dans le contexte de crise politique, économique et internationale que nous connaissons, cette décision est un triple scandale.

  • Un scandale d’Etat. Le gouvernement se soumet aux pressions de certains Etats européens et des Etats-Unis qui ont toujours refusé que la France coopère avec la Russie. La France abandonne non pas 1,2 milliards d’euro comme le dit le gouvernement mais 1,5 milliards d’euro, en comptant l’indemnisation des industriels. La France est le pays le plus touché par la politique de sanctions contre la Russie voulue par l’Union européenne. L’Allemagne et la Grande-Bretagne n’ont jamais payé ce prix là! Le contribuable français paiera une fois de plus pour la lâcheté de nos gouvernements. Que va faire le gouvernement des deux Mistral? Le communiqué de l’Elysée ne précise pas que la Russie exige que les équipements russes installés sur les Mistral lui soient rendus. Les deux navires vont donc être dépecés, les équipements russes démontés et rendus à la Russie, ce qui peut entrainer un cout supplémentaire de plusieurs dizaines de millions d’euro. Notre Marine, dont les crédits diminuent depuis dix ans, n’a pas les moyens de les entretenir et n’en a pas besoin, sur le plan opérationnel. Le gouvernement va-t-il laisser rouiller les Mistral à Saint-Nazaire. Ce ne serait pas surprenant de la part de ce gouvernement d’abandon.

La France, après avoir rejoint le gouvernement intégré de l’OTAN, avec Sarkozy, fragilise encore son génie diplomatique, incarnée par la politique de grandeur, d’indépendance et de coopération du général de Gaulle. La France avait permis de trouver une solution politique au problème ukrainien, avec les accords de Minsk. Pour quelle raison affaiblir ainsi le dialogue avec la Russie ?

  • Un scandale industriel. Comme il a abandonné nos agriculteurs, touchés par l’embargo russe, le gouvernement lâche nos ouvriers, nos ingénieurs, nos industriels, nos entreprises nationales, qui ont porté et réalisé, en France et en Russie, le contrat Mistral. Au-delà de la non-livraison des deux Mistral, le manque à gagner pour les industriels français est de 500 millions d’euros d’équipements français, qui étaient prévus pour les 2 autres Mistral, devant être produits en Russie. La coopération industrielle et militaire entre nos deux pays poursuivait, depuis plusieurs années, une dynamique positive. La signature de la France, dans le domaine militaire est désormais affaiblie. Nos fleurons nationaux DCNS et STX seront aussi mis en difficulté par cette décision. Nos entreprises nationales présentes en Russie porteront, comme un boulet, l’image des Mistral non livrés. Nos concurrents américains, allemands, anglais et italiens s’en réjouissent déjà.
  • Un scandale diplomatique. La France, après avoir rejoint le gouvernement intégré de l’OTAN, avec Sarkozy, fragilise encore son génie diplomatique, incarnée par la politique de grandeur, d’indépendance et de coopération du général de Gaulle. La France avait permis de trouver une solution politique au problème ukrainien, avec les accords de Minsk. Pour quelle raison affaiblir ainsi le dialogue avec la Russie? Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Kiev qui n’applique par les accords de Minsk en refusant d’accorder une autonomie aux régions russophones de l’est de l’Ukraine. Plus que jamais la France doit reprendre langue avec la Russie et l’Ukraine pour sortir de la crise par le haut.

La France renonce à son message. Le non-livraison des Mistrals est un mauvais signal donné au monde et aux peuples qui attendent de la France qu’elle porte une autre voix d’indépendance et de dialogue. La relation franco-russe ne peut pas se résumer à cette affaire de Mistral. L’image de la France ne peut pas être limitée à ce renoncement à ses engagements. Au nom de la France, les Français Libres vous demandent de poursuivre notre combat pour que nous rétablissions une relation de confiance avec la Russie, en signant notre appel pour la levée des sanctions contre la Russie, à cette adresse.

lefigaro.fr

Le livre gris de la Défense

L’apocalypse était promise pour nos armées. Après le livre blanc de 2008 qui avait sabré, comme jamais, dans le budget de la Défense, les spécialistes craignaient à raison que le livre blanc de 2013 porte l’estocade. Aujourd’hui il semblerait que nous ayons évité le pire. La France conservera sa dissuasion militaire et sa capacité de projection pour les opérations extérieures. L’inverse aurait été tragique tant pour notre sécurité intérieure que pour notre place dans le concert des nations.

Cependant le soulagement d’avoir évité le pire ne doit pas nous aveugler quant à la réalité de ce livre blanc. Si le budget de la Défense sera maintenu à hauteur de 31 milliards en 2014, les coupes risquent de se poursuivre dans les années à venir. En effet les contours de la prochaine loi de programmation militaire sont encore flous mais on peut d’ores et déjà s’attendre à une réduction de 20 000 postes entre 2015 et 2019. Il faut rappeler que la précédente loi avait déjà acté une réduction de 54 000 postes entre 2008 et 2015.

Nous avons déjà coupé tout le gras. Aujourd’hui nous risquons de nous attaquer à l’os. Ces dernières années nos militaires ont déployé des trésors de créativité pour que la capacité de défense de la France ne soit pas trop entamée par les coupes budgétaires.

Aujourd’hui, comme beaucoup, j’ai le sentiment que les socialistes ont laissé présager le pire pour mieux faire passer la pilule. Certes ce livre blanc ne signe pas la mort immédiate de nos armées mais il en programme l’euthanasie à moyen terme. Ce n’est ni le livre blanc ni le livre noir, c’est en fait le livre gris de la défense. Seulement de livre gris en livre gris, nos armée risque de voir rouge.

Avec les moyens actuels notre armée a déjà eu du mal à mener une opération comme au Mali. Qu’est-ce que ce sera demain avec un budget de la Défense encore tronqué ? Hélas ni le livre blanc ni M. Le Drian ne répondent à cette question qui est pourtant aujourd’hui la seule qui importe.

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne

Président de Debout la République

Armée française : entre déclin et révolte

La France s’est faite à coups d’épée» écrivait le Général de Gaulle dans son livre La France et son armée, soulignant ainsi le lien primordial qu’a notre nation avec ses soldats. En ce début de XXIème siècle, un coup sourd, que le gouvernement n’a certainement pas envie d’ébruiter, s’est fait entendre. Un frémissement dans les rangs où on réclame habituellement le silence de la discipline. Quel est ce bruit ? Celui déclenché par une tribune d’officiers inquiets du destin de notre armée.

Vers le moins-disant militaire ?

 Dans cette tribune, ce groupe d’une dizaine de jeunes officiers -gardant l’anonymat- et se revendiquant de l’historien et résistant Marc Bloch entend dénoncer le délitement progressif de l’armée française. Publiée sur France info, les officiers égrènent une longue liste des dysfonctionnements  au premier chef : les restrictions budgétaires. A l’heure où toutes les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, Russie, Inde, Brésil) se réarment, les Européens -et notamment la France- semblent pris d’une véritable anémie militaire.

Il est vrai que depuis plusieurs années, certains à l’instar de Michel Rocard  tentent de faire croire que l’armée peut réduire indéfiniment ses effectifs, sa force nucléaire, ses véhicules ou ses avions sans que cela n’ait de conséquence sur la qualité de notre armée, contredit par toutes les réalités géostratégiques actuelles. Comment en effet contrôler militairement une région aussi vaste que le Sahel malien avec moins d’hommes -parfois mal équipés- qui combattent des groupes très mobiles et jouant avec des frontières n’existant que sur les cartes ? Certes le renseignement par les drones et les satellites permet des résultats exceptionnels, mais cela ne suffit pas.

Une armée qui avance sur la voie du déclin

Le maintien de bataillons de généraux en retraite dans « la deuxième section » (environ 5000)  fait polémique pour ces jeunes officiers. Ce statut qui maintiendrait ces haut-gradés en poste avec une solde de réserve malgré leur âge avancé, sans compter une importante prime de départ. Sur l’autre versant, les hommes de troupe sont mal payés, souvent avec du retard, à cause d’un système de soldes kafkaïen camouflé par de faibles contreparties; contribuant à miner le moral pourtant essentiel à notre armée. A Matignon, on regarde ailleurs. Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Martin Klotz dénie avec véhémence les préoccupations contenues dans cette tribune et tresse des éloges au Livre Blanc de la Défense (qui prévoit d’ailleurs de réduire le budget militaire.) Le colonel d’infanterie René Cagnat répond dans le dernier numéro de Diplomatie qu’en revanche « à partir d’un certain seuil d’amoindrissement, la qualité ne peut suppléer la quantité : nous avons franchi ce seuil depuis longtemps. Sauf volonté suicidaire, on ne devrait plus porter atteinte à une institution militaire […]» Le gouvernement aurait bien besoin d’écouter ce conseil…

Laurent Maisonnat

La France sans Défense

La nation est en péril. Les Français doivent savoir ce que le gouvernement socialiste prépare. Sous un verbiage et des arguments spécieux, il prépare la liquidation de nos forces armées. On est arrivé à un stade où les mots de réaffectation ou de rationalisation sont des doux euphémismes de technocrates de Bercy. La vérité est qu’il n’est plus question de réduction mais de disparition.

Le Livre blanc de la Défense n’est pas encore sorti mais il peut déjà être rebaptisé le Livre noir de notre indépendance. Depuis quelques semaines, les fuites dans la presse deviennent de plus en plus précises. Le gouvernement distille des informations pour préparer la nation à faire le deuil de notre Armée.

Pour la première fois, le budget de la Défense s’apprête à passer sous la barre des 1,5% du PIB. A Bercy on parle même d’un objectif à 1,1% d’ici 2025. Selon l’Otan, en-dessous de 2% du PIB, un pays ne peut plus garantir sa souveraineté.

Une telle tendance entrainerait la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans les armées, des dissolutions de régiments et l’arrêt de programmes d’armement essentiels. Ce serait un séisme pour nos armées. Pour bien comprendre les implications de telles mesures, il faut savoir qu’elles entraineraient l’incapacité pour la France de mener une opération comme au Mali. De même il faut que chacun prenne conscience que de telles coupes signeraient la fin de notre dissuasion nucléaire.

Depuis 20 ans, les gouvernements successifs coupent dans le budget de la Défense. On en voit aujourd’hui les résultats. La capacité de projection de la France est réduite à sa portion congrue. Une telle saignée dans le budget n’est pas seulement la fin de notre capacité de défense. C’est aussi un nouveau boulet pour la croissance. Parce qu’elles font les commandes de l’industrie lourde, parce qu’elles profitent souvent à des entreprises françaises, parce qu’elles boostent la recherche, les dépenses militaires ont un effet multiplicateur qu’aucune autre dépense d’Etat n’a. Et en période de crise, le gouvernement s’apprête à priver le pays de cette irrigation…

Une fois encore M. Hollande choisit la facilité. C’est tellement confortable de couper dans les dépenses de la Défense. Un militaire, ça se tait et ça obéit. Ça ne va pas faire grève ou faire de l’agitation médiatique. Une fois encore, les socialistes font honneur à leur légendaire courage politique. Pourtant que M. Hollande prenne garde à la gronde qui monte dans les rangs de l’armée. La Grande Muette risque de voir rouge et de donner de la voix.

En refusant de faire les économies dans le gras de certaines administrations, en annihilant tout espoir de croissance et donc de recettes, le gouvernement socialiste a clairement fait état de ses choix. Il préfère l’euro et les marchés financiers à la croissance et l’indépendance du pays.

Curieuse coïncidence, dans le même temps, Laurent Fabius annonce que la France va armer les rebelles syriens. Pour une fois, le gouvernement va passer outre l’avis de l’Union européenne. On aurait aimé que M. Hollande fasse preuve d’indépendance pour des causes hautement plus importantes. Mais c’est une autre histoire…

L’affaire syrienne est un cas d’école d’une faute politique grave. M. Hollande va armer des groupes qui risquent demain de se retrouver face à nos soldats comme ce fut le cas avec la Lybie. Et nos soldats désarmés par les coupes budgétaires auront la surprise de découvrir que les terroristes islamistes en face d’eux ont des armes françaises.

Vous l’aurez compris : « La patrie est en danger ! ». Ce n’est pas un dangereux illuminé qui le dit. C’est Jean-Louis Carrère, le président socialiste de la commission de la défense du Sénat. Et je ne peux que lui donner raison. Un pays sans Défense est un pays sans défense. Le Livre blanc est un manifeste anti-français. J’appelle tous nos compatriotes à se lever pour défendre nos armées. Il en va de notre sécurité et de notre indépendance.

Nicolas Dupont-Aignan

Président de Debout la République

Mali : Besoin de cohérence (Edito de NDA du 18 janvier)

Parfois un événement, qu’il soit dramatique ou anodin, remet en perspective une politique dans sa totalité. L’intervention au Mali jette un éclairage nouveau sur la politique extérieure de la France depuis 10 ans.

Il y a une semaine, François Hollande a pris la décision difficile d’engager la France dans une opération militaire extérieure. Une telle initiative comporte toujours des risques. L’engagement risque de durer et nos soldats vont devoir mener une bataille difficile face à des groupes lourdement armés et habitués tant au désert qu’à la guérilla urbaine. Mais l’intervention française est nécessaire et légitime. Elle est nécessaire car ces groupes islamistes veulent déstabiliser la région, ils menacent nos ressortissants et ont pour ambition de frapper la France jusque sur son territoire. Elle est légitime car c’est un pays ami souverain, le Mali, qui a demandé notre aide pour réduire à néant ces groupes criminels et terroristes. Aussi, comme je l’ai fait dès l’annonce de l’intervention, je réitère, au nom des patriotes de Debout la République, mon soutien total à l’initiative de François Hollande.

Cet engagement de nos troupes sur le sol africain doit nous obliger à comprendre comment nous en sommes arrivés là. Le pourrissement de la situation dans le Sahel ne date pas d’hier. Il y a environ 3 ans, alors membre de la Commission de la Défense, j’avais interrogé Hervé Morin, ministre de la Défense, sur la présence d’AQMI. A l’époque ils n’étaient pas plus de 200 islamistes légèrement armés. Mais le Ministre avait répondu que la France ne pouvait rien. Notre impuissance venait du fait que la France était embourbée en Afghanistan dans une guerre non stratégique pour ses intérêts. Depuis 10 ans on dégarnit nos bases stratégiques en Afrique dans la zone d’influence de la France pour baser des troupes dans la péninsule persique. La tutelle de l’OTAN y est pour beaucoup dans cette absurdité géopolitique. Si je m’étais opposé au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN décidé par Nicolas Sarkozy, c’est parce que les Américains n’ont pas les mêmes intérêts stratégiques que les nôtres. Résultat : nous sommes restés en Afghanistan au-delà du temps nécessaire et avons laissé à l’abandon des zones comme le Sahel. On en voit aujourd’hui les conséquences.

De même les belles âmes qui ont poussé à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Lybie et réclament aujourd’hui un droit d’ingérence en Syrie, semblent découvrir l’imbrication géopolitique avec des forces islamistes telles qu’AQMI ou le Mujao. En politique tout est lié. Aujourd’hui nos soldats se retrouvent face à des groupes armés par la France en Lybie. On paye notre absence de vision à long terme ; comme on risque de payer la candeur de nos gouvernements avec des Etats du Golfe persique. En effet certains experts du monde arabe estiment que des réseaux du Qatar et de l’Arabie saoudite financent largement les islamistes du Sahel et du Maghreb dans leur guerre.

Cette naïveté de nos gouvernements successifs est aussi la raison de moyens techniques et humains en constante régression dans notre armée. Depuis une semaine les partis et les personnalités politiques sont unanimes pour soutenir l’intervention militaire. Mais ils étaient beaucoup moins nombreux quand je me suis élevé contre la réduction, année après année, du budget de la Défense. Aujourd’hui les députés semblent s’étonner de la faiblesse de nos forces. Mais là encore nous récoltons ce que nous avons semé.

En politique, tout se paye, rien n’est anodin. Que les gouvernements prennent une mauvaise décision, et les conséquences se font sentir un jour ou l’autre, parfois quelques jours après, d’autres fois plusieurs années plus tard. Mais le boomerang revient toujours.

Il est urgent que notre politique extérieure retrouve une vraie cohérence. Diriger la France exige d’avoir un cap, une vision, que ce soit sur le plan économique comme sur le plan de la politique étrangère et de défense. Le pourrissement de la situation au Sahel auquel nous devons faire face doit nous amener à repenser notre politique extérieure. La France doit reprendre position dans sa zone d’influence, et notamment en Afrique. Pour cela, nous devons retrouver notre indépendance vis-à-vis de l’OTAN. La France doit aussi pouvoir compter en permanence sur une armée solide et moderne, et notamment sur un deuxième porte-avion. Pour cela, nous devons comprendre que le budget de la Défense ne doit plus être une variable d’ajustement.

Je veux aussi profiter de cet éditorial pour dire que nous avons tous une pensée pour nos soldats qui risquent leur vie loin de chez eux pour nous protéger. Comme élu de la Nation, je veux encore rendre hommage au lieutenant Damien Boiteux qui est mort au combat vendredi dernier.

Nicolas Dupont-Aignan

Président de Debout la République