Zemmour sera bien à Nice le 3 février pour le « Suicide français »

Zemmour CUM archive Nice Matin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 3 février prochain, Éric Zemmour, participera à une conférence au Centre universitaire méditerranéen.Archives Nice-Matin

La rumeur a enflé ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Éric Zemmour, l’auteur du sulfureux best-seller, « Le suicide français », serait interdit de conférence au Centre universitaire méditerranéen le 3 février prochain. Info, intox ? « Faux » répond-on en mairie. « Il n’en a jamais été question ».

Est-ce alors le placement sous « haute protection », le 14 janvier dernier, de l’écrivain polémiste – dans le contexte dramatique des attentats de Paris – qui a nourri la polémique ?

Ce qui est sûr, c’est qu’Éric Zemmour a bel et bien dû annuler une conférence, à Liège en Belgique, prévue le jour de son changement de statut pour les forces de l’ordre.

Annulation qui s’était accompagnée d’un communiqué du Cercle de Wallonie précisant, à tort donc : « Éric Zemmour fait l’objet depuis quelques jours de graves menaces de mort. (…) Ce dernier ne souhaite faire courir aucun risque tant à Éric Zemmour qu’à ses audiences. Toutes conférences ou manifestations publiques lui sont interdites ».

D’ici sa venue à Nice, l’auteur sera en dédicace un peu partout en France. « Il est fort probable que le SPHP(le service de protection des hautes personnalités)soit mobilisé pour Éric Zemmour au CUM », poursuit-on en mairie de Nice.

Tout comme la police municipale. Ce fut notamment le cas le 13 janvier dernier pour la conférence consacrée à « La France du Djihad », en présence d’Eric Naulleau, Azzedine Ahmed-Chaouch et François Vignolle. En pleine actualité, l’hémicycle comptait plus de 600 personnes. « Les mesures adéquates seront prises pour la venue d’Éric Zemmour », assure-t-on enfin.


Savoir +

Le 3 février à 16 heures, au CUM, 65 promenade des Anglais. 04.97.13.46.10. www.cum-nice.org. Entrée libre.

Malika Sorel: «Non, M. le Président, la polémique sur la Marseillaise n’est pas ridicule »

Malika SorelFIGAROVOX/OPINION- Selon Malika Sorel, la polémique sur la Marseillaise, loin d’être anodine, vient une nouvelle fois éclairer «le gouffre qui se creuse jour après jour entre les élites politiques et le peuple français».

Malika Sorel-Sutter est ancien membre du collège du Haut Conseil à l’Intégration et de sa mission Laïcité. Elle est administrateur de l’association de Défense et de géopolitique Géostratégies 2000. Elle est notamment l’auteur d’«Immigration, intégration: le langage de vérité». Fayard/Mille et une nuits, 2011


La polémique suscitée par une ministre de la République qui a refusé de chanter l’hymne national lors d’une cérémonie officielle est fondée, plus que fondée, d’autant que la réaction de ladite ministre est venue enfoncer le clou. Au vu des mécontentements que son comportement a déclenché, elle aurait pu choisir de calmer le jeu avec des mots apaisants. Mais non, elle a préféré en remettre une couche et outrager la nation et sa République en évoquant un «karaoké d’estrade». Pour comprendre la portée de l’outrage, il suffit d’imaginer un instant l’émoi et le tollé qu’une telle attitude aurait déclenché aux Etats-Unis d’Amérique si Madame Taubira n’avait pas été ministre ici, mais là-bas et qu’elle avait tenu ces mêmes propos à l’égard de l’hymne américain. Gageons que Barack Obama n’aurait eu d’autre choix que de s’en séparer. N’allons pas rêver que l’État, de ce côté-ci de l’Atlantique, renoue avec le respect du peuple et de ses symboles, et que le Président de la République François Hollande ou son Premier ministre Manuel Valls demande de ce fait sa démission à la Garde des sceaux.

En France, le peuple, en sa qualité de dépositaire de l’identité française, se trouve contraint d’avaler des couleuvres en guise de repas quotidien, et cela ne date pas d’hier. Rappelons-nous les propos tenus par l’un des ministres du gouvernement de François Fillon qui suggérait que la France n’avait en quelque sorte jamais existé, puisque selon sa perception basée sur on ne sait quelle histoire: «la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion (…)» Éric Besson n’a pas été démissionné alors que, là aussi, si le respect de la France et de son peuple avaient constitué des pré-requis de gouvernement, il l’aurait été.

Un autre exemple me vient à l’esprit, celui d’Henri Guaino auquel un ancien Premier ministre, Alain Juppé, demande de prendre congé de son parti politique. À y regarder de près, ce qui vaut à Henri Guaino d’être aujourd’hui la cible de nombreuses attaques, c’est de défendre à propos de l’Union Européenne la position exprimée par le peuple français envers une constitution rédigée sous l’égide de l’ancien Président de la République Valéry Giscard-d’Estaing, avant que le Président Nicolas Sarkozy ne méprise le résultat du référendum en le contournant comme l’on sait et ce, avec le soutien d’une partie non négligeable de la classe politique. Et dire que notre classe politique ose encore se prétendre qualifiée pour donner des leçons de démocratie sur la scène internationale!

Lambert Wilson, maître de cérémonie du festival de Cannes, s’est cru obligé d’ajouter son grain de sel, exprimant sa sidération que notre hymne national soit encore chanté au vu de ses paroles qui seraient, selon lui, racistes, et trouvant qu’il serait temps d’en changer. Revient à ma mémoire un doux souvenir. C’était un soir du mois d’août il y trois ou quatre ans, à la tombée de la nuit sur la grande plage de Cannes. Nous étions des milliers assis sur le sable, les yeux levés vers le ciel pour assister au festival international de pyrotechnie. La musique de la Marseillaise retentit, annonçant que la prochaine équipe à concourir serait l’équipe française. Comme un seul homme, la plage se leva aussitôt spontanément et entonna à pleins poumons l’hymne national. Le peuple français se reconnaît dans sa Marseillaise. Le désamour des Français pour l’équipe nationale de football a été largement nourri par le refus de beaucoup trop de ses joueurs d’entonner l’hymne national. 63% des Français ont une mauvaise image de l’équipe nationale.

Quant à moi, la Marseillaise m’a toujours remué les tripes. Dans mon cœur, la France est indissociable de la Marseillaise. Ses paroles portent la voix des aînés, de ceux qui nous ont précédés. Elles font à présent partie du legs indivis qu’évoquait Ernest Renan. L’historien et résistant Marc Bloch écrivait qu’il «est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération» et que «peu importe l’orientation présente de leurs préférences. Leur imperméabilité aux plus beaux jaillissements de l’enthousiasme collectif suffit à les condamner». Au sacre de Reims et au récit de la fête de la Fédération, j’ajouterais volontiers la Marseillaise!

Le Président Hollande se trompe lourdement en qualifiant – depuis l’Arménie – de «ridicule» la polémique déclenchée par l’outrage de la garde des sceaux à la Marseillaise qui est, rappelons-le, inscrite à l’article 2 de la Constitution, et qu’au titre de l’article 5 de cette même Constitution, il incombe au Président de la République l’obligation de veiller sur son respect. Avec cette polémique, nous ne sommes pas à la périphérie de la politique mais en son cœur. Au travers de cette question de respect du peuple, de ses principes et de ses symboles, c’est celle de la représentativité des élites politiques qui est posée. Qui représentent-elles au juste? Je partage pleinement la défiance croissante des citoyens envers ceux qui ont fait de la politique leur métier ad vitam æternam, et chaque jour qui passe, une nouvelle décision politique vient augmenter mon niveau de défiance. Hier, c’était Benoît Hamon qui ouvrait la porte au voile dans les accompagnements scolaires. Avant-hier, François Hollande qui œuvrait à restaurer les seigneuries en découpant la France en 10 duchés. Ce qui est regrettable à plus d’un titre, c’est qu’à chaque fois les sujets sont traités avec superficialité, sans aucune vision, et que les citoyens ne sont guère informés des tenants et aboutissants. Parfois, le peuple est même traité de manière cavalière, pour rester polie. Lorsque l’élève Leonarda a été récupérée pour rejoindre sa famille sur le point d’être expulsée du territoire national, de nombreuses voix se sont élevées pour rappeler que les sorties scolaires faisaient partie intégrantes du temps scolaire. Et à présent, lorsque le ministre de l’Éducation Nationale se lave les mains du respect de la laïcité et se défausse sur les chefs d’établissement en leur demandant d’apprécier les situations au cas par cas, alors, comme par enchantement, les sorties scolaires ne sont plus partie intégrante du temps scolaire.

La polémique sur la Marseillaise vient une nouvelle fois éclairer le gouffre qui se creuse jour après jour entre les élites politiques et le peuple français. Chaque nouveau coup de canif ne fait qu’effilocher un peu plus le lien de confiance jusqu’au jour où ce dernier rompra, comme il a déjà rompu au cours de l’Histoire.

lefigaro.fr

Rapport sur l’intégration : 276 pages, 276 polémiques, halte là !

rapport intégrationLes cinq rapports consultables sur le site de Matignon regroupent une foule de propositions pour « refonder la politique de l’intégration ». Le JDD passe en revue les principales. 

Le rapport s’appelle « Refondation de la politique d’intégration ». Il a été remis en novembre à Jean-Marc Ayrault et constitue une base de travail pour redéfinir début janvier une nouvelle politique d’intégration. Il est consultable sur le portail du gouvernement. En fait, il s’agit de cinq rapports (276 pages en tout) rédigés par cinq groupes de travail : « connaissance reconnaissance », « faire société commune », « mobilités sociales », « protection sociale » et « l’habitat facteur d’intégration ». Le JDD en a sélectionné les grandes lignes.

Voile à l’école

 

Les propositions qui suscitent le plus la polémique touche au problème de la laïcité à l’école, chère à Vincent Peillon, qui a fait afficher à la rentrée de septembre une charte défendant les valeurs de la laïcité dans tous les établissements scolaires publics. Les rapporteurs évoquent la « suppression des dispositions légales et réglementaires scolaires discriminatoires », allusion à la loi de 2004 qui interdit le port de signes religieux à l’école et à la circulaire de rentrée de 2012, qui restreint la possibilité pour les mères voilées d’accompagner les sorties scolaires. Si le gouvernement assure qu’il n’y aura pas de retour du voile à l’école, le rapport défend toutefois l’idée que la loi de 2004 comporte « de manière implicite une logique discriminatoire, qui joue au final sur la perte de confiance dans l’institution scolaire, servant de justification pour une extension des pratiques discriminatoires dans de nombreux secteurs (entreprises, universités et centres de formation, cantines scolaires, structures de la petite enfance, services publics…) » Une proposition d’autant plus polémique que la loi du 15 mars 2004 s’est imposée comme un texte consensuel et que l’Observatoire de la laïcité soulignait le bilan positif du texte.

Langue arabe au collège et au lycée

 

Le groupe de travail « connaissance reconnaissance » préconise la « valorisation de l’enseignement de l’arabe en l’introduisant dans les meilleures écoles et lycées » et de donner la possibilité « d’un enseignement dès le collège d’une langue africaine ». Le rapport met en avant « la reconnaissance de la place essentielle de l’apprentissage et de la valeur de la langue parlée en famille comme support à l’apprentissage de la langue française et comme un atout de développement du multilinguisme chez tous les élèves ». La langue arabe, seconde langue parlée en France, n’est pas enseignée à l’école primaire, elle est marginalisée dans le secondaire. Dans quarante-cinq départements, l’arabe n’est pas du tout enseigné. À Paris, seuls trois collèges le proposent. Sur l’ensemble des élèves du secondaire en France, à peine plus de 6.000 choisissent l’arabe. Au ministère de l’Éducation, on martèle qu’il n’y a pas un problème d’offre, mais une demande trop faible.

Histoire des migrations dans les programmes

 

Les rapporteurs veulent renforcer dans les programmes, dès l’école primaire et tout au long de la scolarité, « l’histoire des mouvements de population dans leur globalité, liés à l’esclavage et à la traite négrière, aux colonisations et décolonisations y compris celles des guerres d’indépendance, des immigrations économiques dont celles organisées par la France et les pays de recrutement, des immigrations d’ordre familial, des réfugiés, sans oublier les plus récentes liées aux printemps arabes et celles des Roms », de même que « l’histoire de la participation des populations des colonies françaises aux différentes guerres ». Des préconisations qui auront du mal à être appliquées dans un contexte d’allégement général des programmes, et notamment de ceux d’histoire-géographie, déjà appliqué depuis la rentrée en 3e et en terminale.

Plus de justice dans les prestations sociales

 

Le groupe de travail sur la protection sociale propose d’uniformiser les durées de présence en France demandées aux ressortissants aux étrangers pour l’accès aux droits, « en s’alignant sur le mieux disant social pour chaque droit ». Il pointe en effet le « caractère discriminant de certaines prestations », par exemple le RSA ou l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Celles-ci ne sont versées aux ressortissants étrangers que s’ils justifient d’un séjour régulier de cinq ans au moins, voire de dix ans. Or la CMU n’exige qu’une condition de stabilité de résidence de trois mois en France. Les experts proposent aussi d’ouvrir des droits à tous les enfants « quels que soient leur condition d’entrée en France, leur pays d’origine et la situation de leurs parents ».

Un délit de harcèlement racial

 

Pour « construire un avenir commun », les experts prônent la « non-désignation », estimant que « désigner, c’est assigner et c’est stigmatiser ». Pour cela, ils proposent la mise en place de recommandations en direction des médias sur le modèle de ce qui est fait en Belgique. Il conviendrait donc de « ne mentionner la nationalité, l’origine, l’appartenance ethnique, la couleur de peau, l’origine ou la culture que si cette information est pertinente ». En cas de non-respect, le rapport propose la mise en place d’un délit de « harcèlement racial ».

Un musée des Colonisations

 

La Cité nationale de l’histoire de l’immigration, créée en 2005, ne prend en compte, selon ce rapport, « qu’une partie des migrations et ne permet pas un réel traitement de la question coloniale ». Le groupe travaillant sur la « connaissance reconnaissance » préconise la création d’un « musée des Colonisations », qui pourrait se situer sur la place de la Concorde, dans l’Hôtel de la Marine, où fut préparé le texte de l’abolition de l’esclavage en 1848. Il propose également d’intégrer « des connaissances sur l’action des étrangers et des immigrés en France » dans les commémorations historiques et d’inciter les communes à baptiser de nouvelles rues selon cette histoire des migrations.

Emploi

 

Le rapport préconise « la suppression des conditions de nationalité pour accéder à un emploi ». Selon ses auteurs, « la Halde l’avait d’ailleurs déjà proposé, à l’exception des emplois liés à la souveraineté nationale ». Il est également question de « conditionner l’accès aux marchés publics aux entreprises respectueuses du droit antidiscriminatoire » ou d’étendre l’obligation de négocier sur l’égalité femmes-hommes au sein des entreprises de plus de 50 salariés aux discriminations éthnico-raciales.

Une Cour des comptes de l’égalité

 

Pour rendre plus « lisible » la lutte contre les discriminations, le groupe de travail sur les « mobilités sociales » propose de créer une Cour des comptes de l’égalité, distincte du Défenseur des droits (qui a notamment remplacé la Halde, Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). Cet organisme reprendrait les compétences de l’ancienne Halde, et remplirait en plus « une fonction étendue d’observation ». « La politique d’intégration étant par essence interministérielle, il convient de la rattacher au Premier ministre », ajoute le rapport. Le groupe sur la protection sociale est très clair : « Elle ne peut en aucun cas relever du ministère de l’Intérieur. »

http://www.lejdd.fr

Rapport sur l’intégration : l’euthanasie de la République

euthansaie republiqueLe rapport sur l’intégration dont les propositions viennent d’être révélées par la presse sont une attaque ciblée et manifeste contre la cohésion nationale et la République. Les rédacteurs sont visiblement « hors sol » et ne voient pas les ravages du communautarisme depuis 30 ans en France.

L’Éducation nationale a déjà du mal à apprendre le français aux enfants d’immigrés et les rédacteurs de ce rapport préconisent l’enseignement de l’arabe pour que, je cite, « la France assume sa dimension arabo-orientale ». Au milieu d’un flot de propositions surréalistes, le rapport propose même l’autorisation du voile à l’école…

Les propositions de ce rapport vont au-delà de l’habituel communautarisme. On est ici face à un risque de balkanisation de la société. Le laxisme et le multi-culturalisme imposés par la gauche et tacitement acceptés par la droite ont déjà mis à mal notre République. Aujourd’hui, derrière ce rapport il y a une volonté très claire d’euthanasier la République. Après avoir abandonné l’assimilation, nous sommes en train de faire le deuil de l’intégration.

Face au tollé provoqué, Jean-Marc Ayrault entretient le flou. Il dit que rien ne lui est imposé mais dans le même temps ne récuse pas les conclusions du rapport. Si les rédacteurs ont choisi une telle ligne, c’est pourtant que le Premier ministre ou le Président en ont accepté l’esprit dans la lettre de mission de la Commission à l’origine du rapport.

Plus que des rapports dangereux, c’est un référendum dont la France a besoin. Il est insupportable que la République soit prise en otage par des fanatiques. A intervalles réguliers on assiste à des passes d’armes sur l’intégration, la laïcité, l’immigration… Il est grand temps de donner la parole aux Français pour trancher une bonne fois pour toutes ces polémiques. Seul le peuple peut décider dans quelle société il souhaite vivre et voir ses enfants grandir.

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne Président de Debout la République –

Le déni du racisme anti-blanc, réflexe pavlovien de l’élite française face au Front national.

Vendredi 31 mai Atlantico révélait l’histoire de la famille Leterme,  obligée de fuir son quartier car victime de menaces et d’injures racistes. Le  président de « Debout la République » Nicolas Dupont-Aignan a souhaité réagir.  

Je viens de découvrir l’article édifiant mis en ligne par Atlantico sur la  tragédie vécue par la famille Leterme. Il fallait avoir le courage de briser ce  silence assourdissant. La famille Leterme avait dû fuir, parce que « blancs »,  sous les coups et les insultes racistes, le quartier où ils résidaient.  N’importe quel Français doit être choqué par ce drame, encore aurait-il fallu  que ces mêmes Français en aient connaissance.
Pourquoi cette affaire  a-t-elle connu un traitement si particulier de la part d’une presse et d’une  classe politique si promptes à se saisir des faits divers ?
Depuis une  polémique fumeuse de la primaire UMP, l’élite française sombre dans le déni.  Elle refuse de voir que le racisme que connait certains de nos compatriotes peut  aussi frapper des Français dont les parents et grands-parents sont nés en  France, ou qui sont assimilés à des « blancs » par d’autres Français ou des  résidents étrangers.
Nous avons en France un fier héritage  d’universalisme, dont les valeurs ont combattu toute forme de racisme et de  xénophobie. Cette lutte digne et belle ne s’arrête pas devant le racisme contre  les blancs, elle le combat autant que les autres, ni plus ni moins.
Ce  déni est une insulte à la justice, une insulte à notre vision de l’Homme qui,  comme la République, est une et indivisible.
Nous connaissons tous  l’origine de ce déni. Ce déni, c’est celui de la faillite du modèle républicain  qui, à force de petites trahisons et de grands compromis, ne sait plus intégrer  et assimiler les populations que notre pays accueille. L’école est brisée, le  travail manque, l’Etat affaiblit.
L’autre cause du déni, c’est le réflexe  pavlovien de l’élite française face au Front National. Marine Le Pen a dénoncé  un racisme anti-blanc, donc dénoncer le racisme anti-blanc reviendrait à prendre  sa carte dans un parti d’extrême droite…J’ignore si Madame Le Pen cherche à  instrumentaliser ce drame ou à le combattre ; mais je refuse de laisser le  monopole de la lutte contre toutes les formes de racisme au Front National !  Quelle ironie que la bien-pensance soit prisonnière de son propre piège,  tartuffe de sa vertu hypocrite.
La rhétorique pestilentielle de certains  « anti-racistes » autoproclamés, qui s’enferment dans une logique de « dominants »,  forcément racistes et tortionnaires, et de « dominés », toujours victimes et  innocentes, est tout à la fois une impasse pour notre nation et un avatar d’un  néo-colonialisme qui n’a plus rien à faire avec le destin de la  France.
Le racisme anti-blanc n’est pas différent des autres. Il est un  échec comme les autres. Si la République refuse de le voir, si la République  refuse de l’affronter, alors elle s’effondrera de l’intérieur. Car si la  République n’est pas la tyrannie de la majorité, elle n’est pas la terreur des  minorités.