Faire d’Alstom un champion national de l’énergie

alstomPour Nicolas Dupont-Aignan, dans le dossier Alstom, « les promesses sur l’emploi dont se gargarisent les acheteurs General Electric et Siemens et que croit le gouvernement n’ont aucune valeur ». « Quand comprendra-t-on, s’interroge le président de Debout la République, que les petits intérêts financiers à court terme des oligarques du CAC 40 doivent s’effacer devant l’intérêt national à long terme ? »

Comme tous les Français, je suis atterré par les tergiversations successives du gouvernement à propos du rachat d’Alstom. Pour quatre raisons bien précises, je refuse les faux choix hésitants, synonymes d’une capitulation industrielle sans précédent.

1) Seule une faillite imminente d’Alstom aurait pu justifier une telle précipitation… Or, il n’en est rien ! Cinq milliards de trésorerie, trois ans de commandes en réserve, une rentabilité de 4 %… des données financières qui feraient rêver plus d’une entreprise !

2) Les promesses sur l’emploi et les centres de décision dont se gargarisent les acheteurs General Electric et Siemens et que croit le gouvernement n’ont aucune valeur. Certes, General Electric travaille en bonne intelligence avec notre pays. Quand la situation économique se dégrade, les sites français sont toutefois les premiers sacrifiés. Ainsi, des commandes importantes sont soustraites à la France au profit des Etats-Unis, tel le marché algérien des turbines à gaz, 2,7 milliards de dollars, remporté en septembre 2013 par GE, mais finalement attribué à ses usines américaines plutôt qu’à Belfort. Pourquoi ? Tout simplement parce que le rôle de GE est de défendre GE et… les Etats-Unis. Et non la France, dont les dirigeants démissionnaires attendent le salut de l’étranger. On nous promet aussi un champion du rail ! Alstom, réduit à 25 % de son actuelle envergure, recevrait les actifs de l’ICE allemand, un pâle clone du TGV, pendant que Siemens prendrait tout ce qu’il rêve d’avoir depuis dix ans : notre excellence énergétique. Belle affaire que ce jeu de dupes !

3) La réussite de la transition énergétique repose sur des entreprises françaises fortes. Comment accepter que les milliards d’euros de commandes publiques (éoliennes, turbines de nos centrales électriques) nourrissent des groupes étrangers ? Croit-on que General Electric ou Siemens vont lancer des programmes pour faire plaisir à Arnaud Montebourg une fois qu’ils auront pillé les brevets et délocalisé la recherche ? La maîtrise du capital et le contrôle des centres de décision ne sont pas une nostalgie. Au contraire, la mondialisation renforce la prégnance de la géopolitique. Plus que jamais, le destin des entreprises est lié à celui de leur nation mère. Les Américains, les Japonais, les Allemands, eux, ne l’ont jamais oublié.

4) La France a tout à fait la capacité de bâtir un champion mondial de l’énergie. La vérité, c’est que nos dirigeants n’ont jamais donné à notre industrie les moyens d’être offensive à l’export. Quand tous les pays du monde renforçaient leurs conglomérats, la France, idiote utile de la mondialisation, découpait ses fleurons en confettis. Ce championnat est toujours possible. La fusion d’Alstom avec Areva, Safran, Nexans et Schneider Electric apparaît comme la seule solution pertinente, assurée par un apport de fonds des agences de l’Etat compétentes. Et pourquoi ne pas faire un appel à l’épargne des Français, qui pourraient acheter des parts de l’entreprise, en renforcer la force de frappe financière et la mettre à l’abri de la prédation des multinationales ?

Nos entreprises ne sont pas vouées à être soldées aux groupes étrangers. La liste mortifère des fleurons morts sans combattre doit s’arrêter : Pechiney, Arcelor, Rhodia, Arkema, PSA, Publicis, Lafarge… En douze ans, plus de 1 million d’emplois industriels ont disparu. Allons-nous laisser un autre million disparaître d’ici à 2020 et passer définitivement en deuxième division ? Pour réussir les défis du XXIe siècle, nous devons relancer notre industrie sur des bases saines. L’avenir n’est pas dans l’effacement des champions nationaux mais dans leur mise en réseau : autonomie, adaptabilité et réactivité ! Quand comprendra-t-on que les petits intérêts financiers à court terme des oligarques du CAC 40 doivent s’effacer devant l’intérêt national à long terme ?

* Nicolas Dupont-Aignan est président de Debout la République.

 

Tags : alstom, dupont-aignan, general electric, industrie, montebourg, énergie

 

Source :

http://www.marianne.net

Nouvelle France industrielle: MM. Hollande et Montebourg font un rêve

industrieLa rédaction de Newsring

A l’occasion de la présentation par François Hollande et Arnaud Montebourg des «34 plans de bataille» pour l’industrie française, le président de la République a été présenté à un robot. Une rencontre entre l’homme et la machine au sommet de l’État immortalisée par les journalistes sur place. Ce programme de «reconquête industrielle» élaboré par le ministère du redressement productif avec l’appui du cabinet d’experts McKinsey «ne peut pas faire espérer les Français en un avenir plus radieux», selon Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République. Voici pourquoi.

Depuis déjà de nombreuses années, construire les projets industriels de demain relève de la gageure politique. Le gouvernement socialiste n’y coupe pas. Après avoir écrit une lettre au Père Noël pour la France de 2025, il rêve de la nouvelle France industrielle.

Sur le papier, les 34 projets industriels sont magnifiques. C’est une formidable ode à la France colbertiste et conquérante. Lors du grand emprunt, Michel Rocard et Alain Juppé avaient déjà imaginé les grands projets d’avenir. Ils avaient ciblé les secteurs dans lesquels la France devait investir. Tout cela est pourtant resté lettre morte.

Notre industrie subit des charges toujours plus exorbitantes

Pourquoi ? Parce qu’il y a 4 ans comme aujourd’hui, nos grand stratèges ont oublié la condition sine qua non pour que les rêves deviennent réalité. Cette condition, c’est la compétitivité de notre industrie. Tant que les coûts de production seront aussi chers, jamais aucun projet ne pourra éclore. Nous aurons beau avoir des idées, elles resteront dans des cartons.

Notre industrie subit des charges toujours plus exorbitantes. La réforme des retraites, comme le budget 2014, vont encore les alourdir. Or il faudrait conduire une baisse massive, sans précédent, des charges qui pèsent sur les PME. L’euro est aussi un autre boulet qui freine le développement de nos entreprises. Avec une monnaie aussi chère, nos entreprises sont balayées dans la concurrence internationale. Le dernier défaut de ces projets vient de leur financement. Le gouvernement prévoit d’investir 3 milliards d’euros, là où le grand emprunt avait mobilisé 22 milliards. Dans son rêve éveillé Arnaud Montebourg imagine le TGV de demain. Mais il faudrait qu’il se réveille. A l’époque le TGV avait été financé grâce aux milliards d’euros que l’Etat français avait emprunté à taux zéro à la Banque de France… Cet été les banques privées ont obtenu en 24h de la part de Pierre Moscovici, 25 milliards supplémentaires directement ponctionnés sur le livret A des Français. Et 2 mois plus tard, on peine à trouver 3 milliards pour l’industrie et les emplois de demain ? Pas la peine de faire un dessin pour comprendre qui tient les rênes du pays.

François Hollande préfère l’Europe des banques à l’Europe des grands projets

Enfin je m’étonne que ceux qui nous parlent d’Europe tous les jours soient les premiers à l’oublier quand il s’agit de l’avenir. Ces 34 projets seraient un formidable moyen d’unir nos forces avec nos voisins européens. Pourquoi ne pas travailler sur la voiture propre avec nos voisins allemands ? Pourquoi ne pas construire l’avion électrique avec nos voisins italiens ? Comme ses prédécesseurs, François Hollande préfère l’Europe des banques et des commissaires de Bruxelles à l’Europe des grands projets.

Comme toujours les socialistes rêvent la vie. Les Français, eux, la vivent durement au quotidien. Et ce n’est pas la « nouvelle France industrielle » qui peut leur faire espérer un avenir plus radieux.

http://www.newsring.fr/

Pétition pour la nationalisation temporaire de Florange

pour signer la pétition lancée par les ouvriers de Florange :

http://sauvonsflorange.wesign.it/fr

Nous demandons la nationalisation du site de Florange

 

Aujourd’hui les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois, or neuf mois plus tard votre promesse n’est pas encore honorée.

 

Le 24 février 2012 en pleine campagne présidentielle, le candidat François Hollande effectuait une visite surprise à Florange et déclarait être « prêt à déposer une proposition de loi »  obligeant à céder des unités de production à des repreneurs.

« Quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder », il faut qu’elle en ait « l’obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l’activité supplémentaire ».

Aujourd’hui les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois.

« Je viens devant vous prendre des engagements (…) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue ».

Or, neuf mois plus tard, la promesse n’est pas encore honorée.

De plus,  le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, alors conseiller spécial de François Hollande, s’est engagé mardi 24 avril 2012 à faire voter par  « la future majorité parlementaire de gauche » une loi obligeant les groupes industriels à céder les usines « rentables » qu’elles voudraient fermer en France sans pour autant accepter de les vendre.

Il y a urgence.

Après 18 mois de lutte nous attendons que Monsieur le Président tienne sa promesse et qu’il nationalise le site afin de permettre à un repreneur d’investir.

Nous appelons tous les citoyens à soutenir notre démarche en signant cette pétition et en la diffusant le plus largement possible.

Edouard MARTIN  CFDT ARCELOR MITTAL Florange

Serge BANQUART ARCELOR MITTAL Florange

Ali Yahiaoui Djaffar  ARCELOR MITTAL Florange

Marc MICHEL  ARCELOR MITTAL Florange

Cela Gregory  ARCELOR MITTAL Florange

Nicotra Maurizio  ARCELOR MITTAL Florange

Baron Jérôme  ARCELOR MITTAL Florange

Thach Vet Thierry  ARCELOR MITTAL Florange

Jolliot Jérémie ARCELOR MITTAL Florange

Defreitas Luis  ARCELOR MITTAL  Florange

La gauche couchée

On connaissait la gauche molle, la gauche radicale, la gauche caviar… L’accord conclu entre Mittal et le gouvernement socialiste nous en dit plus sur la prétendue gauche au pouvoir depuis 6 mois : c’est la gauche couchée.

On la savait couchée devant les marchés financiers, couchée devant les commissaires de Bruxelles, couchée devant les corps intermédiaires, on la découvre aussi couchée devant les multinationales et les puissances d’argent.

Pourtant, pendant la campagne, le candidat François Hollande était venu voir les ouvriers de Florange. Il était monté sur le camion pour prendre la parole et, tel un boxeur sûr de sa force, il avait averti Mittal qu’il mettrait tout son poids pour sauver Florange. En vérité il n’y a même pas eu de combat. François Hollande s’est couché au premier round. Ce n’est pas un accord qu’il y a eu avec Mittal, c’est une capitulation de l’Etat français devant un milliardaire qui entend dicter sa loi au gouvernement de la France.

Le pire est que depuis des semaines le gouvernement a fait espérer aux salariés de Florange mais aussi à tous ceux du groupe ArcelorMittal qu’il ne les braderait pas au profit d’une petite pirouette médiatique. L’annonce faite hier n’a dupé personne, et surtout pas les ouvriers de Florange, premiers concernés. Ce gouvernement prouve, une nouvelle fois, qu’il n’a de socialiste que le nom. Plutôt que de défendre les ouvriers français et notre industrie, il préfère se coucher devant Mittal. Décidément les multinationales à la recherche de gouvernements conciliants pour leurs profits financiers doivent se dire que la France est un beau terrain de jeu.

Qui peut croire encore au double langage de ce gouvernement ? En tout cas pas les salariés de Florange qui se disent écœurés par l’attitude de Mittal mais surtout trahis par les socialistes.

Il y a quelques jours, Arnaud Montebourg déclarait que Florange serait le dossier symbole du quinquennat. Il ne croyait pas si bien dire. Florange est le symbole de la manipulation et du renoncement. En tous points, ce gouvernement conduit une politique à l’opposé de celle pour laquelle il s’est fait élire. Combien d’humiliations et de de renoncements le ministre du redressement productif va-t-il encore accepter ?  M. Montebourg a été trop naïf. Il n’a pas vu que Mittal et François Hollande sont ici des alliés de circonstance. Ils essayent de gagner du temps. Ils savent l’issue inévitable mais tentent de la retarder au maximum. Sauf que la France n’a plus le temps. Nous avons épuisé tout notre crédit-temps. Nous ne pouvons plus nous permettre des issues en trompe-l’œil juste pour faire illusion devant les médias.

Aujourd’hui c’est Lakshmi Mittal qui profite de la faiblesse de François Hollande. Demain c’est l’Allemagne qui va rafler la mise avec EADS. En effet aussi ahurissant que cela puisse paraitre, la France est sur le point de renoncer à 3% de ses droits de vote au capital du constructeur aéronautique sans aucune contrepartie.

Pauvre France… Dans quel état pitoyable sont les deux partis ayant présidé à sa destinée depuis 30 ans ! Le Parti socialiste est couché devant ceux qu’il prétendait pourtant combattre, et l’UMP, coquille vide sans idées ni cap, est désormais en miettes.

Ce qui nous distingue à Debout la République, c’est non seulement un projet politique et économique radicalement différent, mais aussi l’absolue volonté de défendre toujours l’intérêt du pays et des Français, quelles que soient les forces hostiles. Nous ne nous coucherons jamais devant des intérêts particuliers. C’est pourquoi nous soutenons l’idée d’une  nationalisation de Florange. La nationalisation est la seule façon de sortir par le haut du chantage de M. Mittal. Elle aurait permis au gouvernement de mettre en place une vraie stratégie de reconquête industrielle plutôt que de naviguer à vue comme la France le fait depuis 20 ans.

Pour autant, la nationalisation ne doit pas empêcher un changement radical de politique économique pour que nos entreprises puissent retrouver une réelle compétitivité. Pour cela, vous connaissez les propositions que nous faisons depuis des années à Debout la République : démontage de l’euro, protectionnisme intelligent, baisse massive des charges sur les entreprises…

Mais vous l’aurez compris, avoir le meilleur programme ne sert à rien si on n’a pas le courage de l’appliquer. Nous, les patriotes et républicains de DLR, ne feront aucune compromission avec l’intérêt de la France. Je l’ai d’ailleurs prouvé tout au long de mon parcours politique. C’est aussi ça notre différence !

Nicolas Dupont-Aignan