Attentat de Nice : pas de commission d’enquête parlementaire pour cause d’information judiciaire

D3aniel BROBECKER

PARIS, France

29 juil. 2016 — Bonjour ou Bonsoir.

Le Parquet de Paris, chargé de toutes les affaires liées au terrorisme au plan national, a ouvert une information judiciaire sur l’attentat commis sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016 au soir.
Des familles ont d’autre part porté plainte contre X afin de mettre en cause la responsabilité de l’Etat et celle de la ville de Nice dans le cadre de cet attentat. Continuer la lecture de « Attentat de Nice : pas de commission d’enquête parlementaire pour cause d’information judiciaire »

Dénonçons la libération de trois suspects arrêtés pour l’assaut contre des policiers

video-une-voiture-de-police-brulee-a-parisLe juge des libertés et de la détention (JLD) a remis en liberté trois des quatre suspects arrêtés le jour de ce violent assaut survenu en marge d’une manifestation de policiers.

Libres, les trois intéressés restent mis en examen, notamment pour tentative de meurtre et sont sous contrôle judiciaire.

Cette décision scandaleuse est une insulte faite aux Policiers.

Notre Justice doit sévir au plus vite face à ces casseurs qui se croient au-dessus des lois.

Délitement de notre État, situation explosive dans nos prisons, agressions et faits divers permanents, le climat d’insécurité dans notre pays atteint des proportions insupportables.

L’État est faible face à ces provocations et ces actes gravissimes.

Sans des réponses fortes, comme la fin du laxisme judiciaire avec l’abrogation des lois Taubira et Dati, et l’application de la tolérance zéro dès le premier délit, la peur ne changera pas de camp.

video-une-voiture-de-police-brulee-a-paris

 

 

Nicolas Dupont-Aignan

Jamet le dimanche ! – J’EXCUSE …

Dominique JametDominique Jamet, vice-président de Debout la France depuis 2012 mais également journaliste depuis… toujours tient chaque semaine sur le site de Debout la France une chronique où il commente très librement l’actualité politique. 
 
« J’accuse »… C’est le titre, devenu légendaire, de l’article retentissant qui marqua l’entrée d’Emile Zola dans l’affaire Dreyfus.
 
« J’excuse »… C’est le refrain que certains ne craignent pas d’entonner ou de reprendre en sourdine, sur fond de fusillades et d’explosions, alors même que le sang des victimes n’a pas encore séché sur les trottoirs de nos villes.
Pitié dangereuse, pour reprendre le titre d’un roman de Stefan Zweig, idéologie de la culpabilité et de la repentance occidentales, complicité honteuse, compréhension poussée jusqu’à la soumission et à la capitulation, c’est le plus souvent dans les couches supérieures de la population, en clair chez des intellectuels déconnectés de la réalité, chez des professionnels de la morale à la conscience pure et aux mains blanches, voire chez des politiques en mal de clientèle que l’on voit s’esquisser timidement les thèmes habituels de cette culture de l’excuse qui est le masque avenant de l’abandon et de la désertion.
 
Nulle voix, ou à peu près, ne s’était élevée en novembre dernier lorsque les tueurs en action, la kalachnikov entre les mains et son canon encore fumant, avaient été abattus par les forces de l’ordre alors même qu’il apparaissait à tout observateur lucide que la peine capitale, abolie et rayée des registres de la justice depuis 1981, était rétablie pour les terroristes pris en flagrant délit. L’évidence et l’horreur du crime faisaient taire toutes les objections.
 
Or, voici que de beaux esprits, que de belles âmes, voici que des porte-parole officiels de la majorité s’offusquent et s’effraient à l’idée qu’une peine incompressible de détention et de sûreté, allant éventuellement jusqu’à la réclusion perpétuelle, pourrait s’appliquer aux coupables et aux complices des attentats déjà commis ou à venir. Ce serait, disent-ils, une peine de mort lente pire que la peine de mort classique. Et de plaider, alors même que la vague du terrorisme déferle sur nous, pour une répression modérée de criminels qui ne le sont pas.
 
Eh bien non ! L’histoire ne retiendra pas de circonstances atténuantes pour ceux qui par la doctrine qu’ils professent et les actes qu’ils perpètrent, ne sont pas seulement en contravention avec la loi, voire en rupture avec la communauté nationale, mais s’excluent de l’humanité. Pourquoi la justice des hommes serait-elle plus clémente que la postérité ?
 
Ni la frustration, ni l’échec scolaire, ni l’échec social, ni les bavures du passé colonial ni les ou de la discrimination, ni les frappes aériennes sur le soi-disant Etat islamique au Levant, ni le ressentiment ni la foi en un Dieu créateur de l’univers … aucune religion, aucune philosophie, aucune morale, aucune culture, aucune civilisation ne préconisent, n’admettent ni n’absolvent le massacre prémédité, délibéré et concerté des innocents.
 
Lorsque des assassins agissant en bande organisée commettent des crimes particulièrement odieux et que, loin de se repentir, ils se déclarent prêts à récidiver, lorsqu’ils sont effectivement coupables et restent potentiellement dangereux, la justice sort-elle du droit en les retranchant de la société ?
 
Imaginons qu’au terme d’un procès en bonne et due forme, entouré de toutes les précautions et de toutes les garanties que prévoit la loi, Salah Abdeslam, reconnu coupable, soit condamné à la perpétuité telle qu’elle fonctionne en France, c’est-à-dire non perpétuelle, en fait à trente ans au maximum, compte tenu des cent trente victimes du 13 novembre, cela reviendrait en somme à environ trois mois de prison par tête. Est-ce là le juste prix d’une vie humaine ?
 
Dominique Jamet

Démission de Christiane Taubira : enfin !

TaubiraL’Elysée a annoncé aujourd’hui la démission de Christiane Taubira.

Je me réjouis de ce départ. L’ancienne Garde des Sceaux, fut le symbole tout au long de son mandat de l’incohérence du gouvernement en matière de sécurité et de Justice.

Mme Taubira est la principale responsable, de par sa politique pénale laxiste, de la montée de l’insécurité en France, dont les Français subissent les conséquences au quotidien.

En vérité pour Mme Taubira, une Justice efficace c’est une Justice qui vide les prisons et laisse les délinquants dans la nature menacer leurs victimes.

Suite aux pleins effets de sa loi, inspirée de la loi Dati, les individus condamnés à 5 ans ou moins de prison ne font pas une seule journée de rétention.

Par cette idéologie laxiste teintée de fausse compassion, Mme Taubira a toujours choisi son camp : celui des bandes qui dévalisent, violentent ou dépouillent dans nos quartiers, celui des caïds et des voyous qui pourrissent la vie de nos quartiers.

Le gouvernement doit désormais clarifier sa position et acter que le temps du laxisme et des compromissions est révolu.
Par ailleurs, incapable d’un dialogue constructif sur la filiation, Christiane Taubira a méprisé des millions de Français descendus dans la rue pour protéger le droit des enfants.

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne

Président de Debout la France

Nous sommes tous des bijoutiers

nda nuitStephan Turk, ce bijoutier niçois est devenu malgré lui, en l’espace de quelques jours, le porte-parole d’un peuple français en colère contre un Etat qui a failli et des donneurs de leçon qui vivent sur une autre planète.

Ce drame de Nice est avant tout le résultat de l’incapacité de l’Etat à faire respecter l’ordre public. Une incapacité qui s’explique principalement par des années de laxisme judiciaire et d’impunité pour les voyous. Ces derniers ne reculent plus devant rien car ils ont parfaitement intériorisé l’absence de réponses pénales crédibles à leur délit.

Depuis les lois Guigou, puis Dati, les délinquants condamnés à des peines de prison pour des faits graves ne sont plus incarcérés. Les « fameuses » peines alternatives érigées en modèle sont, soit inefficaces, soit même pas mises en œuvre.

Tous ceux qui connaissent la réalité du terrain constateront que dans nos villes, on arrête des délinquants pour agressions, braquages, cambriolages violents, des jeunes de moins de 25 ans qui, sur leur casier, ont déjà été interpellés pour des faits équivalents entre 10 et 40 fois. Ils sont en liberté et bien évidemment recommencent avec un degré de violence à chaque fois supérieur.

Et je ne détaille même pas les 80 000 peines prononcées et non exécutées, ni les sorties d’individus dangereux autorisées pour un week-end ou à la moitié de la peine. Comme si cela ne suffisait pas d’ailleurs, Mme Taubira veut accroître encore les effets de la loi Dati qui se limitaient aux condamnés à 2 ans et moins de prison. Cette fois-ci c’est à 5 ans de prison. Cela veut dire très concrètement qu’un délinquant qui devrait passer 5 années en prison pourrait se voir substituer une peine alternative.

Comment s’étonner alors qu’à partir du moment où la Justice n’est plus rendue au nom du peuple français, ce même peuple soit tenté de se faire justice soi-même. C’est notre contrat social fondateur qui est cassé.

Mais la colère des Français redouble de force à la lecture des commentaires scandaleux des censeurs de la pensée unique qui accusent le bijoutier. Sans doute ces beaux esprits qui ne vivent pas au contact de la délinquance auraient-ils préféré voir Stephan Turk finir assassiné, comme cet honnête homme de Marignane qui, en voulant arrêter deux braqueurs, est mort.

Comment peut-on oser en vouloir à ce bijoutier qui, agressé, brutalisé, a simplement voulu mettre hors d’état de nuire les braqueurs ?

Dans ma ville je connais un bijoutier qui a été braqué à quatre reprises. Peut-on imaginer ce que représentent cette menace permanente et cette impuissance des pouvoirs publics qui lui recommandent simplement de transformer sa boutique en un coffre fort.

Aujourd’hui le choix est très simple : soit la poursuite du laxisme judiciaire avec pour corollaire l’explosion des actes de légitime défense, soit une nouvelle politique pénale où pour chaque délit il y a une réponse certaine, proportionnée et immédiate.

Il y a urgence !

Nicolas Dupont-Aignan