Danemark, le pays des fonctionnaires sans statut

Francis Dean / Rex Feat/REX/SIPA

Au Danemark, le statut est réservé aux hauts fonctionnaires et à une poignée de métiers. Enquête sur un modèle original qui commence à se diffuser dans les secteurs publics européens.

Une fonction publique composée pour l’essentiel de contractuels, des fonctionnaires qui n’ont pas le droit de faire grève, des agents publics presque tous syndiqués et régis par les mêmes conventions que leurs homologues du privé… Si le modèle danois détonne au regard des secteurs publics sud-européens, il repose sur un large consensus et semble épargné par les secousses sociales.

Depuis onze ans, Copenhague a instauré une petite révolution dans son administration d’État en limitant le statut de fonctionnaire à quelques missions particulières. Un bouleversement adopté sans heurt et qui n’a jamais été réellement remis en cause. Entré en vigueur le 1er janvier 2001, le texte réserve le statut de fonctionnaire aux seuls juges, policiers, militaires, personnels pénitentiaires et hauts fonctionnaires. Soit environ 13 % des agents publics, qui disposent d’un statut « à la française » – les tjenestemœnd – et sont titulaires d’un emploi à vie. Ceux-là doivent loyauté à l’État et leur droit de grève est très strictement encadré.

Au Danemark, la plupart des employés du secteur public sont régis par les mêmes conventions collectives que le privé. « L’une des caractéristiques du marché du travail danois tient à la continuité des conditions d’emploi entre secteur privé et secteur public », observe le sociologue Jean-Claude Barbier, directeur de recherche au centre d’économie de la Sorbonne. Les syndicats du secteur public négocient de concert avec leurs homologues du privé les réglementations sectorielles. Et ces discussions ont d’autant plus de poids que plus de 80 % des agents publics adhèrent à une organisation syndicale, contre quelque 20 % des fonctionnaires et contractuels en France. Cette égalité de traitement, conjuguée à la mise en concurrence de certains services publics, serait pour beaucoup dans l’efficacité d’un secteur public jugé puissant et efficace.

Flexibilité

L’originalité du modèle danois tient aussi à son mariage entre flexibilité du marché du travail et haut niveau de protection sociale. D’un côté, les employeurs publics ont toute facilité pour recruter et pour licencier des agents, qui ne disposent donc pas de la sécurité de l’emploi, et pour jouer sur la rémunération des cadres par le biais d’un vrai système de rémunération à la performance introduit dans les années 1990.

De l’autre, les parcours professionnels des agents sont suivis de très près. « L’administration centrale attache beaucoup d’importance à la gestion stratégique du personnel », relève l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) dans une note sur la gestion publique dans les pays de l’OCDE. Afin que chaque agent soit le plus efficace possible, la formation, particulièrement poussée, est adaptée aux objectifs des services via des plans individuels de développement des compétences. Les fonctionnaires en recherche d’emploi sont, quant à eux, accompagnés dans leurs démarches et ont, en théorie, autant de chances d’accéder à un poste vacant que les postulants travaillant dans une administration centrale.

« L’organisation du secteur public danois dépasse les questions statutaires ou catégorielles pour avancer au rythme de la modernisation de la société », résume Jean-Claude Barbier. Les réformes des administrations publiques sont mieux acceptées qu’ailleurs. Pas sûr, cependant, que ce modèle propre à ce petit pays de quelque 5,5 millions d’habitants soit transposable « clés en main » à d’autres secteurs publics, tant il semble le fruit d’une longue histoire institutionnelle et sociale. Mais il est visiblement source d’inspiration. Désireux de rendre leur fonction publique « plus moderne et plus flexible », les Pays-Bas réfléchissent à un alignement du statut juridique des agents sur celui des salariés du privé. Le statut des fonctionnaires sera-t-il un jour une espèce en voie de disparition ?

Sylvain Henry

 

Nicolas Dupont-Aignan fait campagne à Nice

Nicolas Dupont-Aignan était, mardi dernier, à la rencontre des adhérents et des sympathisants Niçois de son parti Debout la République. Dans l’une des salles de conférences de l’hôtel Campanile Nice-Arenas, le candidat à la prochaine élection présidentielle a dévoilé quelques points de son programme et son constat sur la France d’aujourd’hui.


Nicolas Dupont-Aignan, ce mardi, à Nice. © C.Manalt / Nice-Premium

Nicolas Dupont-Aignan sera bien présent à l’échéance électorale d’avril prochain. D’un ton guilleret, le député de l’Essonne et président-fondateur de Debout la République annonce qu’il a réunit « presque tout les parrainages », soit environ 450 signatures de maires. Une nouvelle qu’applaudie chaleureusement la petite assemblée présente à la conférence. Pour Nicolas Dupont-Aignan, il s’agit là de « la volonté des français de balayés les grands candidats », car, « il faut sortir la France du pétrin ». Devant un public conquis, le candidat développe quelque unes des 52 mesures qu’il dévoilera dimanche prochain :

Emploi.

Il faut favoriser celui-ci en stoppant les délocalisations. Pour Nicolas Dupont-Aignan, il faut « se donner les moyens de produire et d’acheter français ». Sans plus d’explications. Entreprises. On le sait, Nicolas Dupont-Aignan est farouchement opposé à la logique de libéralisation des marchés financiers. Ainsi, il propose de reprendre en main le secteur public en nationalisant les entreprises comme EDF-GDF et les autoroutes. Les grandes sociétés privés, Total en tête, devront accepter une participation de l’Etat dans leur capital. Parallèlement, les PME se feront offrir une déduction d’impôt de l’ordre de 50%.

Union Européenne.

Sur la question Européenne, Nicolas Dupont-Aignan est très clair, il faut refonder l’Europe. L’Union Européenne est ainsi jugée « illégitime » depuis le non au référendum de 2005. Le candidat propose de « dénoncer les accords »signés jusqu’ici et « refonder l’U.E sur des bases saines ».

Education.

L’éducation nationale et la recherche se verront attribuer plus de moyens. D’une part, pour favoriser l’insertion professionnelle, de l’autre pour se donner de meilleures perspectives d’avenir face à la croissance de la démographie française.

Sécurité.

L’un des grands thèmes de cette campagne. Le candidat propose de réinstaurer les 10 000 postes supprimés dans la police et la gendarmerie lors des départs en retraite.

Vote.

Nicolas Dupont-Aignan souhaite rendre le vote obligatoire, à l’image de la Belgique. Selon lui, cela permettrait de ramener plus de 10 millions d’électeurs dans les urnes.

http://www.nice-premium.com

Un pas de plus vers l’Euramérique par Anthony Mitrano

Mardi 23 juin, a été annoncé le remaniement ministériel, donnant lieu au gouvernement « Fillon IV ».
Au delà des nominations médiatiques, tel Fréderic Mitterrand à la culture et la communication, un nouveau coup dur fut porté aux défenseurs d’une Europe des nations et indépendante vis-à-vis des Etats-Unis. Pierre Lellouche devient secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Si certains avaient encore des doutes sur l’atlantisme du président Sarkozy, tout malentendu est ainsi dissipé.
En effet, Pierre Lellouche, par son parcours, ses propos et ses actions, a toujours été est un indéfectible pro américain et par voie de conséquence pro OTAN. En 2003, il approuve l’intervention américaine en Irak, et depuis 2001, dans le cadre de ses fonctions parlementaires, il milite pour que la France envoie des troupes supplémentaires en Afghanistan. Enfin, il se dit favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Ainsi, sous la tutelle d’un autre atlantiste, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, chacun comprendra comment Pierre Lellouche défendra les intérêts de la France à Bruxelles.
Alors une telle nomination doit nous pousser à redoubler d’efforts pour exprimer dans le débat public, la voix d’une certaine idée de la France, libre, indépendante, maîtresse de ses choix et de son destin.


Anthony MITRANO

Délégué Debout Les Jeunes pour les Alpes Maritimes,

Coordinateur Debout La République pour Nice

Ancien candidat aux élections européennes pour le Grand Sud-Est

Source: http://www.debout-la-republique.fr/Un-pas-de-plus-vers-l-Euramerique.html

Discours d’Anthony Mitrano, candidat sur la liste Sud- Est de DLR aux européennes 2009 en présence de Nicolas Dupont-Aignan

Le 16 mai 2009 Nicolas Dupont-Aignan est à Menton pour soutenir les candidats de la liste de Sud Est de Debout La République, conduite par Michele Vianès et Thierry Giorgio.

A cette occasion, Anthony Mitrano, l’un des plus jeunes candidats de France tous partis confondus à cette élection, y  réalise un discours.  Dans l’extrait ci-dessus, il fait un appel à la mobilisation générale pour que les citoyens ne se fassent pas voler cette élection et il en explique les raisons.

À la 52ème seconde la personne qui dit « très bon argument ! », mais qui est  non présente à l’écran, est Nicolas Dupont-Aignan.

 


Discours d’Anthony Mitrano, candidat sur la… par DeboutLesJeunes06

Anthony Mitrano invité par « les amis de Jérome Rivière » (Nice Matin du 6 mai 2006)

Dans cet article du Nice Matin du jeudi 4 mai 2006 (p.12), l’on peut voir au premier plan en bas à gauche de la photo, Anthony Mitrano.

Cordialement invité, il avait accepté ce diner en souvenir de l’année précédente, où Jérôme Rivière avait été le seul député UMP de Nice  à défendre le NON au traité établissant une Constitution européenne de mai 2005. Ils  avaient fait cause  et campagne commune, Jérôme Rivière au nom du CNI et Anthony Mitrano au nom de Debout La République.

Ci dessous les deux types d’affiches de Debout La République lors de la campagne référendaire de 2005 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À droite de la photo, en bleu, l’affiche officielle de DLR, celle qui sera collée sur les panneaux électoraux.